Il m’a semblé intéressant de faire un billet sur l’intuitivité car j’avais le sentiment, que même si tout à chacun ressent facilement de par son expérience utilisateur ce que recouvre ce concept et en connait son importance, sa définition (c’est-à-dire son explication par des mots) est loin d’être aussi évidente à élaborer.
Ainsi, si à chaque formation que j’anime les auditeurs citent rapidement ce point dans les critères ergonomiques à respecter, ils bloquent irrémédiablement lorsque je leur demande de me le définir.
1. a. Définition de l’affordance
L’affordance renvoie aux caractéristiques physiques de l’interface. C’est sa capacité à nous indiquer :
- Sur un site web, où sont les éléments cliquables ;
- Sur une interface de dialogue, comment fonctionnent les boutons ;
- Sur appareil de haute technologie, type TV , sur quel bouton appuyer.
Une interface sera dite affordante, lorsque l’utilisateur arrivera par exemple à deviner où sont les boutons et comment ils fonctionnent.
À l’inverse, si l’utilisateur n’arrive pas à identifier comment l’interface fonctionne, alors, elle sera dite contre affordante.
1.b. Exemple d’éléments affordants

Dans cette interface l’utilisateur comprend bien :
- où se trouve les boutons de menu;
- le fonctionnement en liste déroulante des boutons de la boite de dialogue.
Remarques : Nous commençons à percevoir la différence entre affordance et inuitivité puisque dans cette interface, malgré la présence d’éléments affordants, l’utilisateur éprouve des difficultés à comprendre ce qu’il peut faire.
1.c. Exemple d’élément contre affordant

Dans cette exemple, l’utilisateur pense qu’il va ouvrir une liste déroulante. Or ce n’est pas le cas : l’élément graphique qui contient le mot “Tapis” est passif.
Lorsqu’une interface est intuitive, son utilisation est évidente pour l’utilisateur, même lorsqu’il l’utilise pour la première fois. A l’inverse, dès qu’elle ne l’est pas, son utilisation est plus difficile.
Dans les pararphes suivants, nous allons montré quelques cas classiques de contre intuitivité.
2.b. Contre exemple 1 : l’utilisateur ne comprend pas le vocabulaire utilisé

Dans cette interface, le nom de rubrique « Free Design » est difficilement compréhensible. Si bien qu’il est difficile à l’utilisateur de deviner son contenu.
| De même, dans Intel Graphic Média,le terme “intel dual display clone” est incompréhensible pour l’utilisateur débutant. |
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2.c. Contre exemple 2 : l’utilisateur comprend le vocabulaire utilisé mais ne parvient pas à deviner à quoi il sert

Dans cette interface de vente en ligne d’objets d’imprimerie (carte de visite, affiche,…) les termes de menu« charger, Livre d’or » sont compréhensibles dans l’absolu mais beacoup plus difficilement dans le contexte d’utilisation. Aussi, ’il est difficile pour l’utilisateur de deviner leur contenu.
2.d. Contre exemple 3 : l’utilisateur comprend le vocabulaire utilsé mais le contenu de la rubrique (ou le fonctionnement de l’interface) ne correspond pas totalement à ce qu’il a deviné
Ce type de problème renvoie à une mauvaise organisation de l’information
2.e. Contre exemple 3 : L’utilisateur comprend le vocabulaire utilisé dans le menu… mais le contenu ne correspond pas à ce qui est affiché
S’intéresser à l’intuivité nécessite donc comme on le voit ici de s’intéresser aux sens des contenus (cas d’un site web) et rôle des fonctions.
20.4.2010 à 23:01
J’ai eu l’occassion d’apprendre des termes d’utilisabilité/ergonomie seulement à partir de livre anglais (livre de Jakob Nielsen ou Steve Krug pour ne citer qu’eux). Je n’avais donc aucune réelle connaissance sur l’importance du vocabulaire entre intuitivité et affordance. En conséquent, je ne peux que vous remercier pour cet article qui m’a été bien utile.